Alors que des rumeurs circulent sur un éventuel remaniement du gouvernement après les municipales, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité femmes-hommes, affirme dans les colonnes du Parisien vouloir faire plus pour les familles pour ce quinquennat post

Covid-19.

Sommaire

  1. Se placer dans l’échiquier 
  2. Allonger le congé paternité
  3. Trouver et aider d’autres acteurs de la vie familiale

Se placer dans l’échiquier C’est manifestement tendance : il y a quelques jours Gérald Darmanin affirmait au JDD “je veux peser”, indiquant ainsi de façon peu ou prou subtile qu’il avait la ferme intention de rester au gouvernement, si remaniement il y a.Marlène Schiappa lui emboîte le pas cette semaine avec cette déclaration au Parisien : “Je veux faire plus.” On l’aura compris, la secrétaire d’état espère bien poursuivre ses missions aux côtés d’Emmanuel Macron. C’est probablement, d’ailleurs, avec l’idée de travailler dans le cadre d’un ministère de plein exercice (le ministère égalité femmes-hommes n’existe pas et il n’est pas improbable qu’elle vise un ministère des familles), que la fondatrice du réseau “Maman Travaille” espère pouvoir continuer à oeuvrer. Lorsque Le Parisien lui demande si elle espère obtenir un ministère, Marlène Schiappa ne dément pas et réaffirme : “Je veux faire plus.” Allonger le congé paternitéMais c’est quoi, “plus”, au juste ? “Plus”, pour Marlène Schiappa c’est de laisser les hommes “conquérir les droits de se consacrer au foyer.” En d’autres termes, il faudrait que les hommes puissent prendre un congé paternité de 1 mois, “comme l’ont déjà fait spontanément 300 entreprises françaises”, précise-t-elle. Aujourd’hui,

le congé paternité est porté à 11 jours calendaires consécutifs.Pour Marlène Schiappa “il faut repenser la question des congés familiaux. Cela n’a pas été fait depuis Ségolène Royal en 2002, il y a 18 ans.” Trouver et aider d’autres acteurs de la vie familialeMais la question de l’aide intrafamiliale ne se limite pas au congé paternité. Pour Marlène Schiappa, il serait pertinent d’offrir aux grands-parents actifs un congé qui ressemblerait à celui des “congés enfant malade.”Il faudrait permettre aux grands-parents de pouvoir assurer la garde d’un enfant malade, voire même lui accorder des droits à la naissance des petits-enfants : “pourquoi ne pas créer pas un congé jeunes grands-parents (qu’ils soient issus d’une famille recomposée ou non), pour permettre de rendre visite à son petit-enfant à la naissance ?” Des questions qui restent ouvertes et soumises au bon vouloir du gouvernement et du président de la république.