Six jeunes de la ville de Roanne (42) ont perdu conscience et ont été dépouillés après avoir fumé des cigarettes trafiqués. L’identité des agresseurs tout comme la substance utilisée sont encore inconnues. Une enquête a été ouverte.

C’est toujours le même mode opératoire qui est relaté : des jeunes sympathisent avec d’autres jeunes, avant de leur offrir une cigarette roulée. Entre le samedi 27 et le mardi 30 juillet, six jeunes de la commune de Roanne (42), âgés entre 16 et 20 ans, ont été hospitalisés après avoir été intoxiqués avec des cigarettes truquées. Après quelques bouffées, les victimes perdent conscience de leur environnement et passent, dans des laps de temps très courts, d’états

 euphoriques à des états

léthargiques. C’est à ce moment que les agresseurs les dépouillent de leurs effets de valeur. Un mode d’action foudroyant, à propos duquel la police locale recommande de faire preuve de prudence car les effets déclarés par les témoins sont très impressionnants. D’après France Bleu, l’une des victimes a été retrouvée en train de manger des graviers tandis qu’une autre a tenté d’agresser un pompier. 

La piste de la délinquance locale privilégiéeUne enquête pour vols aggravés et administration de substances nuisibles a été ouverte mercredi 31 juillet par le procureur de la République de Roanne, Abelkrim Grini. Pour l’instant, le parquet privilégie la piste de la délinquance locale. Aucune image des agresseurs n’a pu être rapportée par les caméras de surveillance et aucune des victimes n’a affirmer les connaître. Il s’agirait d’une bande constituée de deux à quatre personnes. La substance en question pas encore identifiéeSi le voile n’a pas encore été levé sur l’identité des agresseurs, le mystère autour de la

drogue utilisée est lui aussi entier. Selon le procureur de la République, qui s’est exprimé sur BFM TV,“tout laisse à penser que ces cigarettes étaient souillées d’une substance chimique. D’après ses dires, un médecin de l’hôpital de Roanne aurait comparé les effets de cette substance avec un cannabis de synthèse, appelé “tabac chimique” ou “chamane”, une drogue déjà utilisée sur l’Île de La Réunion mais jamais en métropole et qui “aurait un effet 300 à 400 fois supérieur à celui du cannabis”. L’analyse sanguine des victimes et des résidus de mégots récupérés devrait permettre de confirmer ou non cette hypothèse et d’identifier précisément le produit utilisé. Aucune information ne permet d’ailleurs d’affirmer que la même substance est impliquée dans les six intoxications. Les résultats des expertises sont attendus d’ici la fin de semaine.Click Here: Cheap France Rugby Jersey