Une chercheuse de l’INRA est décédée le 17 juin dernier, de la maladie de la vache folle qu’elle aurait contracté après s’être blessée pendant une expérience en laboratoire. Sa famille porte plainte contre l’institut pour "homicide involontaire" et "manquement de sécurité".

La famille d’une chercheuse de l’INRA, porte plainte contre l’Institut pour “homicide involontaire”  et “mise en danger de la vie d’autrui”, selon l’AFP. La jeune femme décédée le 17 juin 2019, de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, appelée également

maladie de la vache folle, aurait contractée la maladie en 2010, lors d’une expérience en laboratoire dans l’établissement. Âgée de 33 ans, à l’époque elle s’est coupée le doigt tout en touchant un échantillon porteur de la maladie de Creutzfledt-Jakob lors d’une manipulation à l’unité de recherche en virologie et immunologie moléculaire à Jouy-en-Josas (Yvelines). Un laboratoire “pas aux normes” et des “équipements inadéquats”“Il n’y a absolument aucun doute sur le lien direct entre la blessure qu’elle a subie en 2010 et son décès aujourd’hui”, a déclaré Me Julien Bensimhon, l’avocat de la famille à l’AFP. L’agence de presse qui a pu avoir accès à la plainte explique que la famille dénonce des “manquements en matière de sécurité”, un laboratoire “pas aux normes” et le fait que la jeune femme n’avait pas été formée aux risques, ne portait pas “d’équipements de sécurités adéquats” et n’a eu aucun suivi médical.  La jeune chercheuse aurait été touchée par une forme variante de la maladie qui se contracte par le sang, contrairement aux autres formes qui contaminent après avoir consommé de la viande bovine porteuse de la maladie. Les autorités sanitaires étudient donc maintenant l’affaire. L’INRA qui a fait part de “sa grande tristesse” suite à l’annonce du décès de leur collaboratrice a fourni toutes les pièces demandées déclarant à l’AFP : “Il est essentiel que toute la vérité soit faite, c’est essentiel pour sa famille, mais aussi pour l’ensemble de la communauté scientifique.”Maladie de la vache folle : c’est quoi ? Appelée également encéphalopathie spongiforme subaiguë, cette maladie est causée par un prion, une glycoprotéine normalement présente dans le cerveau de l’homme. Il existe une forme saine et une autre pathologique. La maladie touche le cerveau, les premiers symptômes sont des troubles psychiques qui évoluent rapidement vers une

démence irréversible associé à des troubles de la parole, une rigidité des muscles. Cette pathologie dont l’évolution est malheureusement souvent le décès a connu une effervescence particulière dans les années 1990, à cause notamment de l’utilisation de farines animales pour les ruminants désormais interdites dans l’Hexagone. L’abattage des animaux suspects est rendu obligatoire. Aujourd’hui, selon l’OMS, le nombre de cas mondial est passé de 2000 en l’an 2000 à six en 2015.Click Here: New Zealand rugby store