Un décès sur quatre a eu lieu en 2018 à domicile et plus d’un sur deux dans un hôpital ou une clinique, selon une étude de l’Insee publiée mardi, qui précise que seule une personne sur dix meurt dans sa commune de naissance.

Un décès sur quatre a eu lieu en 2018 à domicile et plus d'un sur deux dans un hôpital ou une clinique.

L’an passé, 610.000 personnes sont décédées en France, soit le niveau le plus élevé depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’avancée en âge des “baby boomers” se traduisant par une hausse continue du nombre de décès depuis le début des années 2010.Parmi ces personnes, une sur deux est morte dans sa commune de résidence et plus de neuf sur dix dans leur département de résidence, selon cette étude basée sur les données de l’état civil.Décéder dans sa commune de résidence ne signifie pas pour autant décéder à son domicile. Ainsi, 24% des décès ont eu lieu à domicile, un peu plus de la moitié (53%) ont eu lieu dans un hôpital ou une clinique, 13% dans une maison de retraite et 1% dans des lieux publics.Dans 9% des bulletins de décès, le lieu n’était pas précisé, indique l’Insee.En outre, parmi les personnes décédées en 2018, 47% sont mortes dans le département où elles sont nées. La part des décès dans le département de naissance est bien plus élevée dans les DOM et dans le nord de la France: 91% des personnes décédées en Martinique en 2018 y étaient nées, 86% pour la Guadeloupe et la Réunion, 70% pour le Nord ou la Manche.Cette part est plus faible en Ile-de-France, dont les huit départements figurent parmi les dix où le nombre de décédés nés en dehors du département est le plus important. Par exemple le Val-de-Marne, avec 90% des morts en 2018 qui étaient nés ailleurs, et Paris (76%).Logiquement, cela s’explique pour l’Insee “par une mobilité résidentielle entrante” : la région Ile-de-France étant économiquement attractive, nombre de ses résidents s’y installent pour des raisons professionnelles.